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Et pourquoi n°8

dentifriceUne seule question aujourd’hui : savez-vous depuis quand existe le dentifrice ?

Il paraît qu’on a retrouvé des « brosses » à poils de mammouth dans les grottes préhistoriques !

Mais on sait avec certitude que les égyptiens se préoccupaient déjà de l’hygiène bucco-dentaire et qu’ils utilisaient un mélange de cendres et d’argile.

 Il y a près de 4000 ans des dentifrices étaient également composés de poudre de fruits de palmier, de terre de plomb verte et de miel.

Mahomet, dans le sixième commandement, préconisait l’utilisation du  » Fouhk « , écorce de noyer qui contient de la chaux, du tanin, du fer et du siwak pour se frotter les dents. En effet, au moment de ses ablutions, si l’Arabe n’a aucune substance à sa disposition, il doit se rincer simplement la bouche avec de l’eau.

Différents médecins au cours des siècles préconisent des recettes diverses et farfelues, par exemple :

Cascellius contemporain de l’empereur Domitien ( 51-96 ), vendait de l’urine espagnole, provenant de Barcelone ou de Tarragone, conservée dans des vases d’albâtre, qui avait la propriété de blanchir les dents et se parfumait la bouche avec les eaux du parfumeur Cosmus, dont le nom a donné le mot cosmétique. Ce célèbre parfumeur amassa une fortune en les vendant aux belles Romaines . Il faut d’abord s’entendre sur le mot hygiène. Elle n’est pas une attitude préventive à la maladie, mais correspond à un certain comportement, lié à l’appartenance à une classe sociale déterminée. Le deuxième élément, est le sens à donner au mot curetage, qui est le fait d’enlever uniquement la partie visible des déchets alimentaires.

Certaines coquettes utilisaient des cotons imbibés d’huile avec de l’essence de poivre, de girofle, de sauge, de pavot, de jusquiame et de mandragore contre les noircissures.

 En 1239, le médecin-poète Jean de Milan écrit :

« Frotte tes dents et les tiens nettes
Rien n’est si laid quand tu caquettes
Ou ris, de voir sous ton chapeau
Des dents noires comme un corbeau
Qui te donnent mauvaise haleine. »

Au Moyen-Age, les conditions d’hygiène connaissent un certain développement. En effet, toute femme bien organisée possède sa « fourgeoire », contenant l’escurette (cure-oreille), la furgette (cure-ongle) et le fusequoir (cure-dent).

Mais à la Renaissance, retournement de situation :

Se laver était un péché mortel et toute personne qui se lavait les dents était suspecte de mauvaise vie. Comme d’ailleurs au siècle du Roi Soleil et des fastes de la cour, « purgare et saignare » dominant le monde médical, il est normal que l’hygiène soit presque inexistante et les parfums connaissent de ce fait un développement considérable pour compenser ce manque de propreté. Les femmes ont recours à divers subterfuges tel que de se placer dans la bouche des boules musquées pour que les joues ne soient pas creuses et que leur haleine sente bon.

C’est au XVIIe siècle que l’hygiène va commencer à se développer, et c’est le point de départ des dentifrices actuels.  le renom d’une marque va éclipser les autres. Vers 1755, Julien Botot , médecin de Louis XV, met au point une eau  » balsamique et spiritueuse  » ( Badiane, girofle, cannelle, benjoin, essence de menthe et alcool à 80°) qui devint célèbre, à tel point qu’elle existe toujours, environ 250 ans après. La Faculté de Médecine, en 1777, reconnaît que cette  » composition est de nature à blanchir et conserver les dents et fortifier les gencives « . De plus, il eut l’autorisation officielle d’afficher sur les murs de Paris un :  » Avis sur la manière de conserver ses dents « , et obtint en 1789, à la veille de la Révolution, le Privilège Général du Roi Louis XVI.

Le point de départ de nos tubes actuels date de 1841. Un Américain, J. Rand, modifie les fabrications existantes en déposant un brevet proposant un tube métallique souple en étain pur ou en plomb pour pâte dentifrice et, à cet effet, il dépose également un brevet de pâte dentifrice : mélange de craie, de savon avec un arôme mentholé.

C’est en 1889, après Pasteur, qu’on enregistre le changement des habitudes dans l’hygiène et sur le plan dentaire avec de nouvelles formes de dentifrices, tels que les savons, provenant de la mécanisation des fabriques. Ainsi se crée une époque charnière qui va faire apparaître, dès 1905, les savons dentifrices industriels. Il se crée ainsi les premières pâtes dentifrices – vaccins.

À côté de cet aspect scientifique, il faut citer le côté commercial du fameux docteur Walton inventeur d’Email Diamant, mais a-t-il existé ?

(source : différents sites internet)

Au fait, vous pensez à vous laver les dents ? 😉