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Récit

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Départ guerre

La communauté « il y a cent ans » est un peu à l’abandon et sans doute en suis-je responsable, car je ne la relance pas suffisamment.

Si cela vous dit, vous êtes les bienvenu(e)s !

J’ai trouvé plusieurs récits écrits par une institutrice, sur le site de la mairie de Vindelle (village de Charente).

Elle s’appelait Madame Jeanne SUREAUD.

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Les familles se vident…

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Je tiens encore à remercier Clara de m’offrir la possibilité de pouvoir participer à

vos écrits sur 1914 ainsi que tous ceux qui m’ont encouragée.  Marinette

photo 2 Marinetteles conscrits partent pour le front

(Photo médiathéque F.Miterrand Poitiers fond G. Simmat)

Les familles se vident déjà avant…

Le nombre de soldats appelés à faire leur service militaire est allé en augmentant depuis le début du siècle.

En 1905 avec la loi Berteaux, le principe du service militaire obligatoire de 2 ans s’impose à tous les citoyens. La conscription est alors considérée comme le système le mieux adapté pour fournir les effectifs nécessaires à la sécurité du pays et le plus conforme au principe d’égalité républicaine. Il supprime le tirage au sort et les dispenses ( sauf inaptitudes physiques).

Le 20 février 1913 , Raymond Poincaré dès le début de sa présidence affirme au Parlement :  » Il n’est possible à un peuple d’être efficacement pacifique qu’à condition d’être toujours prêt à la guerre « .

Le Conseil supérieur de la guerre s’est réuni le 4 mars 1913, à l’Élysée, sous la présidence de M. Raymond Poincaré et a décidé :

A l’unanimité, qu’il y avait nécessité absolue, dans l’intérêt de la défense nationale, d’augmenter les effectifs militaires.

A l’unanimité également, qu’il se prononçait en faveur du service de trois ans, strictement et rigoureusement égal pour tous, sans aucune dispense.»

Le 7 août adoption définitive du texte.

L’Etat Major Général de l’armée rédige, lui, un nouveau plan de mobilisation et de défense en prévision d’une attaque brusquée dans une stratégie privilégiant l’offensive « foudroyante ».

Au 1er août 1914, date de la mobilisation, l’armée française d’active disposera de près de 740 000 hommes, au lieu de 520 000 l’année précédente. Mais sur les trois classes sous les drapeaux en ce début de conflit, une seule a entamé sa deuxième année de formation, les deux autres terminent leur première année.

Dans les familles se pose le problème du manque de main d’oeuvre, la plupart d’entre elles étant concernées.

photo 1 Marinette

(aetdebesancon.blog.lemonde.fr)

Par ailleurs certains militaires dès cette période ne reverront pas leur famille.

Je vous cite un texte de ma grand-mère évoquant le destin de son frère aîné :

 » Mon frère Raoul s’était engagé pour 4 ans pour obtenir une place de facteur en rentrant du régiment. Il était sergent et terminait son service militaire au Maroc placé depuis peu sous le protectorat français. Vers la fin de 1914, il fut ramené en France avec des soldats marocains envoyés sur le front dans des secteurs dangereux ( région du Nord ). Nous ne l’avons pas revu. Quelques mois après nous avons appris qu’il était décédé. Nous n’avons presque rien reçu de ses vêtements et effets personnels qui avaient étés volés. Nous n’avons connu aucun détail des dernières semaines de sa vie dans le fracas des batailles. Il n’avait pas eu de jeunesse, domestique dés l’âge de 14 ans. Ensuite le service militaire pour la plus grande partie en Tunisie et au Maroc dans des conditions pénibles et sans permission. Pourtant, il avait un caractère ouvert et gai, il aimait la vie. Il n’a pas eu de chance, comme tant d’autres pauvres victimes. » Germaine R. texte écrit en 1979.