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Le monument des basques

1916Pour la communauté « il y a cent ans »

Monument élevé en 1928, après une souscription lancée par les départements du Sud-Ouest de la France. Il rappelle les combats auxquels ont pris part les régiments de la 36e division d’infanterie : notamment 18e RI de Pau, 34e RI de Mont-de-Marsan, 14e Régiment d’artillerie de Tarbes… La statue représente un paysan du Sud-Ouest en costume traditionnel et coiffé d’un béret basque. Tournant le dos à l’ancien champ de bataille, le personnage regarde pour l’éternité vers le pays natal. A noter que le sculpteur Claude Grange a choisi de s’écarter de l’héroïsation militaire en vogue à l’époque. (source : aisne14-18.com)

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Louise

Connaissez-vous cette magnifique chanson de Gérard Berliner ?

Surtout, écoutez-là jusqu’au bout.

[youtube]https://youtu.be/55qf3GOOCmM[/youtube]

On commémore en ce moment la bataille de Verdun qui a fait tant et tant de morts.

Et dans le cadre de ma série sur le féminisme, est abordé dans la chanson, l’avortement « aux aiguilles à tricoter », car le fiancé ne reviendra pas !

Ceci fait suite à mon article précédent évoquant Thérèse Clerc qui a aidé des femmes à avorter et risqué ainsi la peine de mort.

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L’avenir

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Soulevons la paille
Regardons la neige
Écrivons des lettres
Attendons des ordres

Fumons la pipe
En songeant à l’amour
Les gabions sont là
Regardons la rose

La fontaine n’a pas tari
Pas plus que l’or de la paille ne s’est terni
Regardons l’abeille
Et ne songeons pas à l’avenir

Regardons nos mains
Qui sont la neige
La rose et l’abeille
Ainsi que l’avenir

Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916)

Assez ou pas ?

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« Et pas une ne criait :« assez  ! »

«  Les hommes partirent, les femmes pleurèrent,
Mirent les chaussettes dans la musette,
Le pain, le saucisson et le kilo de vin,
Mais ne dirent rien.
Elles écrivirent : « N’attrape pas froid  !
Ça durera trois mois. »
Et l’infirmière attendait le blessé comme le boucher.
Et pas une ne criait « Assez  ! « .
Le poilu était le parent pauvre, donc de province
Un an après le vieux grand-père à la campagne
Elles envoyaient du chocolat ou encore du tabac.
Pas une ne disait » Assez  ! Reviens.  « .
Les uns avaient assassiné Jaurès,
Les autres avaient plus faim de curés.
On mangeait du boche dans le communiqué.
Jeanne, Alice et Marie flirtaient avec l’Anglais, les Américains.
Et pas une ne disait « Assez  ! Reviens.  « 
Prisonnier, amputé, mort, ou peut-être encore disparu,
Patient, le poilu est revenu.
Mais les femmes ne l’attendaient plus.  »

Maurice de Vlaminck

Peut-être était-ce vrai pour certaines femmes, mais pas pour toutes sans doute, et heureusement !