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La force de l’amour

drapeau en berne

Dit de la force de l’amour

Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Paul Eluard

Rien à ajouter ! La vie et la liberté seront plus fortes que le mal !

Plus envie…

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Merci à vous tous et toutes pour vos réactions sur la question épineuse des réfugiés.

Comme moi, comme vous, beaucoup se posent des questions complexes à ce propos.

Pendant la grande guerre, la France a fait appel à beaucoup d’étrangers, surtout en provenance des pays colonisés, pour travailler ou combattre pour libérer notre pays.

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Questionnements

migrants

Ce matin, une blogueuse disait sa pitié mais aussi sa colère par rapport à l’afflux de migrants en Europe. J’ai également entendu sur France Inter que les français à 60 %,  ne souhaitent pas les accueillir.

Laurent Joffrin du journal Libération expliquait cette réaction surtout par la peur de l’islamisme et disait comprendre cette peur.

Vous savez, vous qui me lisez, que j’ai déjà écrit sur le sujet et avec beaucoup de compassion, je crois.

Malgré toute cette compassion que je ressens par rapport à tous ces gens, car qui ne serait touché par de telles situations, je ne peux m’empêcher de penser également qu’il pourrait y avoir, en effet,  parmi tous ces arrivants, des terroristes en puissance, des infiltrés. C’est facile puisqu’il n’y a aucun contrôle pour l’instant.

D’autre part, je me pose la question comme beaucoup d’internautes et peu de journalistes, de savoir pourquoi les états très riches du Golfe ne les accueillent-ils  pas ? Que se passe-t-il ? J’ai trouvé plusieurs sites sur Internet qui traite de cette question et j’ai trouvé une réponse, là, parmi d’autres :

http://www.levif.be/actualite/international/les-etats-du-golfe-et-l-arabie-vivement-critiques-parce-qu-ils-n-accueillent-pas-de-refugies/article-normal-414161.html

Pourquoi viennent-ils tous en Europe, si ce n’est que nous sommes vraiment généreux et humanistes ?

Je vois que plein de français et de communes, sont prêts à les héberger. Dans un premier temps, j’ai pensé moi aussi à aider concrètement quelqu’un dans  la mesure de mes moyens, mais je me suis demandé aussi pourquoi dans ce cas, je ne pourrais pas le faire tout le temps pour des compatriotes, et tout cela me met très mal à l’aise.

Serais-je moins généreuse que je ne le pensais ? Je donne pourtant, chaque trimestre,  pour payer l’école d’une petite malgache qui je l’espère, pourra rester dans son pays.

Et puis, qui va payer pour eux, la nourriture, l’école, les soins, l’eau, le gaz, l’électricité, les vêtements…, car tous ne vont pas trouver du travail du jour au lendemain, même s’ils ont des compétences.

Qui part de ces pays, si ce ne sont les suffisamment riches qui peuvent payer les passeurs ? les pauvres, eux, n’ont qu’à subir ou mourir !

Que deviennent les personnes âgées, là-bas, et les très âgées ou malades incapables de faire le voyage ?

Qui va rester là-bas, pour lutter contre le totalitarisme religieux ou autre ? que se passe-t-il dans ces pays exactement ? va-t-on attendre qu’ils se vident totalement ?

Voilà, je me pose mille questions auxquelles je ne n’ai pas réellement de réponses, mais ne croyez surtout pas que cette situation m’indiffère. Ceux qui me peinent le plus, ce sont les enfants,  pauvres innocents qui n’ont rien demandé.

Quelle est votre position, si vous arrivez à en avoir une ?

Petite fille

migrants

Petite fille, elle pleure ta jolie maman,

En  caressant ta douce joue pâle, doucement.

Elle n’en peut plus de ce terrible voyage,

Elle n’a même pas pu prendre quelques bagages.

Elle a tout perdu, sa maison, son pays,

Ses parents, son frère, et surtout, son mari.

Elle pleure, là, écroulée au bord du chemin,

Où personne ne la veut, ne lui tend la main.

Des murs, des barbelés l’empêchent de passer,

Le piège se referme, plus de passé, plus d’avenir.

Si elles existent, comment seront les années à venir ?

Que deviendras-tu, qui seras-tu, ma petite fille ?

Il est toujours plus cruel, le sort des femmes,

Car dans ce monde en folie, des Hommes sont infâmes !

CLARA

Hier matin, j’ai vu un reportage sur cette situation qui m’a profondément touchée

et cela m’a inspiré, de suite, ce petit écrit.

Hélas ! je ne pourrai rien changer !

Aux mères

Mères, quand vos enfants vont jouer sous leurs doigts
Leur sabre de fer-blanc ou leur fusil de bois;
Quand ils s’en vont traînant au bout d’une ficelle,
Sur un affût boiteux, un canon qui chancelle;
Lorsqu’ils font manoeuvrer leurs fantassins de plomb,
Puis massacrent gaiement l’innocent bataillon;
Lorsqu’ils se font entre eux des guerres de pygmées,
En simulant l’ardeur farouche des armées; 
Vous riez de leurs jeux… Mères vous avez tort
De rire quand vos fils font un jeu de la mort.
N’évoquez-vous donc point, devant leurs frêles armes,
Celles qui vous feront un jour verser des larmes?
Car ce qui vous amuse alors qu’ils sont enfants
Déchirera vos coeurs lorsqu’ils auront vingt ans.
Ayez donc un peu plus de raison, pauvres mères,
Et ne vous bercez point de fragiles chimères,
Le coeur de vos enfants est tout entre vos mains,
À vous de les guider vers les nobles chemins.
Les avoir enfantés ne doit point vous suffire,
Votre plus belle tâche est de les bien instruire
Mères, berceau sacré de toute humanité,
Semez, semez l’amour et la fraternité!

mars 1916 – Madeleine Vernet

Bannir ou acheter des objets de guerre aux enfants ? Qu’en pensez-vous ?

(Ces jours-ci, je ne pourrai sans doute pas passer sur vos blogs comme je le souhaiterais, désolée !)

SARAJEVO, le 28 juin 1914

Logo 1914

François Ferdinand d'Autriche

Vendredi matin, France Inter se trouvait à Sarajevo dans le cadre de la commémoration du début de la guerre 1914.

J’ai appris que les serbes et les bosniaques ne marqueront pas cet évènement de la même manière.

Les serbes, en effet, célèbreront l’assassin de l’Archiduc François Ferdinand, Gravilo Princip, ils veulent même reconstruire sa maison.

Comme quoi, l’histoire continue et la discorde aussi….

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