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Après tout…

Si les français sont contents de la politique actuelle, c’est normal qu’ils ne descendent pas dans la rue, n’est-ce pas ?

Car, en principe, si on n’est pas satisfait, on ne se contente pas de le dire, on se bouge, on fait quelque chose, on proteste d’une manière ou d’une autre, on se bat pour faire valoir ses droits.

Certains me disent « défiler, protester, c’est ringard et ça ne sert à rien ! » Ah bon, alors, ne bougeons pas, laissons-nous plumer. Notre président joue sur cette pusillanimité, ce manque de réaction. Il se dit que, tant qu’il n’y aura pas des millions de gens dans la rue, il ne craindra rien.

Pourtant, je ne connais pas grand-monde, en ce moment, qui soit content. Chacun y va de ses revendications et râle bien, tout seul,  dans son coin.

Eh bien, que faire ? Attendre les catastrophes qui s’annoncent dans les hôpitaux,  dans les EPAHD, dans les universités, les transports, la régression partout ? Alors, ce sera trop tard !  Quand les réformes de Monsieur  Rouleau Compresseur seront passées, plus moyen de faire machine arrière, ou alors ce sera avec de bien grandes difficultés.

« Les français sont des veaux » disait le général De Gaulle, je dirais plutôt que ce sont des moutons qui se laissent tondre allègrement tandis que les loups de la finance se lèchent les babines !

Notre gouvernement n’a qu’à mettre tout le peuple  au ras des pâquerettes, sauf les riches et les privilégiés, bien entendu, et nous serons de retour au XIXème siècle, du temps de Victor Hugo ou de Zola. L’écart sera si grand entre les riches et les pauvres qu’il y aura matière à écrire de bons livres pour les nouveaux écrivains…

Peut-être attendons-nous l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ? Elle arrive partout en Europe, pourquoi pas chez nous ? En tout cas, il est sûr qu’elle profite de ce terreau de mécontentements divers et de la misère et qu’elle s’en nourrit. C’est mieux que les manifs ?

Après tout, à chacun sa responsabilité, mais ce sera bien l’ensemble de notre population qui paiera l’addition et pour ma part, je n’en ai vraiment pas envie !

Après tout, à chacun de voir avec sa conscience, de se demander ce qu’il a fait pour empêcher tout  cela et qu’il ne vienne pas se plaindre un jour, s’il n’a pas bougé !

(Je sais bien que je ne suis plus trop dans la blogosphère. Comme vous sûrement,  j’essaie de vivre au mieux chaque jour qui passe mais je m’inquiète car je vois bien que les premiers de cordée sont en train de couper la corde afin que les derniers tombent dans le précipice et qu’on n’en parle plus !)

Argent magique…

Monsieur notre Président a dit qu’il « n’y avait pas d’argent magique » ! Permettez-moi de le contredire et d’en douter, car, quand il le veut, il en trouve de l’argent !

Je ne suis ni pro ni anti-chasse, mais ce que je constate et peu de journalistes en parlent, c’est qu’il a bien trouvé de l’argent pour les chasseurs, puisqu’il s’apprête à diviser le prix du permis par deux (il passe de 400 à 200 €). C’est bien une des rares choses qui baisse !

De plus, il est question d’allonger la période de chasse d’un mois, d’en faciliter l’accès aux jeunes et de permettre de réutiliser le silencieux sur le fusils, alors qu’il est interdit depuis trente ans,  sans compter le retour à la chasse à courre présidentielle de Chambord !

Pour vous permettre de vous faire une idée, voici l’avis des chasseurs ,  ICI.

N’oublions pas que ces chasseurs représentent à peu près 5 millions d’électeurs à ne pas négliger par notre président, lire aussi l’article de France-Info.

Il reste tout de même à souligner que la biodiversité de notre faune est en danger mais ça, c’est encore une autre histoire, sans doute ? Coucou, Monsieur HULOT 😉 !

Alors, vous êtes d’accord ou pas d’accord avec ces « mesures cadeaux » ??

Mon mai 68

En ce mois de mai 68, j’avais presque 18 ans et étais en première. Je ne me souviens plus si l’épreuve du bac a été perturbée. J’habitais à dix kilomètres de mon lycée, je prenais donc le bus pour y aller. Il me semble bien que pendant plusieurs jours, je suis restée à la maison à cause des grèves et de la pénurie d’essence. A la maison, on suivait les évènements en noir et blanc, à la télévision. Alain Geismar et Daniel Cohn Ben Dit (quand on voit ce qu’il est devenu, ce révolutionnaire !) étaient en première ligne à Paris. C’était bien loin de notre province, du département du Lot-et-Garonne où je vivais à ce moment-là ! Pas de pavés arrachés ni de barricades dans nos rues.

Je me souviens par contre que nous avons eu, une fois, un débat avec le proviseur et certains profs, sur le campus du lycée et que nos revendications étaient très matérielles et dérisoires comme ne plus porter de blouses roses pour les filles, bleues pour les garçons, se  « mélanger » à l’internat, des trucs comme ça…et rien de plus !

Peut-être mes souvenirs sont-ils tronqués ? La révolution sexuelle, laissez-moi rire, pour nous, dans une société provinciale coincée, ce ne sont pas ces quelques jours qui auront tout changé, même par la suite ! Une copine est tombée enceinte quelques mois plus tard, elle devint « fille-mère » et ce fut une catastrophe pour sa famille. D’ailleurs nos parents n’ont pas davantage abordé, par la suite, les questions sexuelles dont le risque principal (le sida n’existait pas encore) de tomber enceinte auquel on s’exposait avec des relations non protégées, pratiquées à cette époque.  Certaines filles partaient à Londres quelquefois, pour un soi-disant « séjour linguistique », en réalité, pour avorter et beaucoup d’autres n’en avaient pas les moyens…

Sans doute, au fil du temps, cette époque a-t-elle modifié nos comportements dans la société. Nous avons été un peu plus ouverts et permissifs avec nos enfants et certains droits sociaux, surtout pour les femmes,  ont fini par évoluer positivement. La télévision a aussi permis cela tout en amenant également bien des côtés pervers..

Actuellement, la plupart des postes clés de notre société, par qui sont-ils détenus ? par ces anciens « révolutionnaires » qui ne veulent rien lâcher, et surtout pas ni leurs postes ni leur fric, ils ont aussi souvent perdu le sens du mot « liberté » ! Parmi eux, trop sont devenus de vieux cons bourgeois, me semble-t-il.

Et vous, quels sont vos souvenirs de mai 68 ? Qu’en reste-t-il, d’après vous ?

(ce texte n’est pas un poisson d’avril, c’est juste mon point de vue !)

Dormez, braves gens…

Il semblerait qu’une grande part d’entre nous soit anesthésiée et peut-être est-ce parfait si, ainsi assommé, on ne ressent ni douleur, ni angoisse, ni besoins !

 Les riches raflent de plus en plus la mise, cela rentre maintenant dans la normalité. J’entendais ce matin à France-Inter que c’est la France qui a distribué en Europe, le plus de dividendes aux actionnaires, l’an dernier. Qu’est-ce que ce sera cette année, avec tout ce qui leur est donné par notre cher président !

Dans le monde, huit milliardaires sont plus riches que la moitié la plus pauvre du reste de la population, alors qu’une personne sur dix vit avec moins de deux dollars par jour !

Mais qui s’en soucie réellement ? Le capitalisme a gagné dans les grandes largeurs, même la bataille des idées (il n’y a, d’ailleurs, plus grand monde pour le contredire) mais il reste bien un système d’exploitation de l’être humain, qu’en pensez-vous ?

 Dans notre beau pays, partout, les problèmes et les situations dramatiques s’ajoutent les unes aux autres, se côtoient ou sont parallèles,  mais ne se rencontrent pas vraiment ou même jamais. A chaque corporation son problème, celui des autres tant pis ! Ainsi on est bien loin de faire corps et donc de faire front. La société est divisée, fractionnée selon tant de catégories et d’opinions qu’elle est bien loin de faire une unité qui puisse résister, notamment à la pression et à la puissance de l’argent.

Par exemple, moi qui suis à l’orée de la vieillesse, je me demande comment je serai prise en charge si besoin dans quelques années, si c’est déjà la panique dans les maisons de retraite ? Je ne sais si vous avez entendu les témoignages glaçants soit des résidents, soit du personnel ? Je suis appelée à aller manifester mardi prochain à ce sujet, mais à quoi bon, mon action changera-t-elle quelque chose ? Y aura-t-il d’autres générations que la mienne, je crains que non. On voit son propre problème et uniquement le sien quand on a le nez dedans et qu’on est vraiment concerné, sinon on a des peaux de saucisson sur les yeux.

De plus, quand on écoute ou on lit les médias, tout va mal, on en est presque à se demander si on va survivre à tout ce qui est déjà là et à tout ce qui nous attend ! Sans doute est-ce pour qu’on la ferme, il y a toujours pire ailleurs, n’est-ce pas ? Pourtant, je me demande : « se pourrait-il aussi qu’il y ait mieux, ailleurs  » ? Pourquoi nous tire-t-on toujours vers le bas et nos dirigeants politiques et économiques se dirigent-ils eux, toujours plus vers le haut ? A méditer, non ?

Ainsi, entre nous, l’écart se creuse, se creuse…Cela pourra-t-il toujours durer ainsi et jusqu’où ? Mais cela ne serait-il pas un peu de notre responsabilité ? L’individualisme et l’égoïsme sont des piliers importants de notre vie actuelle malgré tous les réseaux sociaux qui soi-disant nous permettraient de mieux communiquer et de nous aimer. Et si pour commencer, on prenait un peu soin des autres, ne serait-ce que de ceux qui nous entourent ? Et si on s’intéressait à ceux qui en bavent ? Et si on se bougeait un peu plus collectivement, toutes générations confondues ? Et si, et si…et moi la première, que dois-je faire ?

J’ai perdu confiance en mon pays qui laisse tant de gens dans la misère alors que d’autres (à la fois peu mais beaucoup trop) se gavent et je ne crois plus à un prochain changement. Non, décidément, on dort et on continuera à dormir encore et encore sans doute, en écoutant les belles promesses de nos dirigeants… « Dormez bien, braves gens, on veille sur vous ». Ben, on y croit !!

Au moins, faisons et  faites de beaux rêves, alors !

(D’ailleurs, je me suis juste un peu réveillée pour cet article,

mais je me rendors, je ne sais pas jusqu’à quand !)

Réformer ?

Réformer soit, mais pour quoi faire ?

La définition (partielle) du dictionnaire est la suivante :

« Faire subir à quelque chose des modifications importantes destinées à l’améliorer »

Un proverbe égyptien dit également : « il y a loin de la réforme à la renaissance »

Et Edgard Faure disait : « la réforme fiscale c’est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l’étaient pas encore ».

N’est-ce pas le cas ? un impôt chasse l’autre et le remplace et il est surtout pris dans la poche de celui qui essaie de vivre de son travail ou de celui qui a beaucoup travaillé pour toucher une modeste retraite. Les riches sont censés investir leur argent dans notre économie afin que quelques miettes tombent de leur table pour nous nourrir et ils sont encouragés à le faire au prix de coûteux cadeaux que leur fait l’Etat et l’Etat, c’est nous. Quelques-uns d’entre eux sont certainement partageurs mais beaucoup d’entre eux sont aussi fortement égoïstes. C’est comme ça depuis la nuit des temps, on ne changera pas la nature humaine. Alors, à cette réforme, je n’y crois pas.

Pourtant, le but de nos sociétés modernes, civilisées et instruites, se devrait de revoir la répartition des richesses. Hélas, l’écart se creuse toujours un peu plus entre les couches de la population et la divise.

On nous montre toujours le modèle de l’Allemagne mais depuis quelques temps, les médias sont moins enthousiastes car le pays a atteint les 15,7 % de pauvres soit 12,9 millions de personnes !

En France, nous en avons environ 8,5 millions. Entre 2008 et 2012, ils ont augmenté de 800000 personnes.  Voir ICI.

Le but est sans doute de rejoindre l’Allemagne en appliquant les désidératas de cette chère Madame Merkel. Arriver à avoir le même nombre de pauvres, ce serait cool et égalitaire, non ?

Notre président ne doit pas avoir connaissance de tous ces chiffres ou alors, il s’en fiche pas mal ? Il ne voit que par l’Europe et par les élites qui la dirigent. Que connaît-il de la vraie vie des français ? Pas grand-chose, à mon avis.

Il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche et n’a jamais côtoyé un électeur de prés, dans une commune ou une région. Il est tout là-haut, Jupiter, assis sur son nuage, où il s’agite, quand même ;  il faut au moins le reconnaître, c’est qu’il dort si peu !

Si réformer veut dire tout ramener vers le bas, au ras des pâquerettes, que ce soit les salaires, les services publics, l’enseignement, la culture, la santé et j’en passe, nous avons du souci à nous faire pour les nouvelles générations.

On nous dit que les français sont contre les réformes, évidemment, c’est bien normal quand ce sont des réformes qui ne leur sont pas favorables !

Vous avez bien le droit de ne pas être d’accord avec moi, alors expliquez-moi votre définition de la réforme, s’il vous plaît !

A bientôt.

Détestable !

Vouloir satisfaire aux exigences de l’Europe (celle à laquelle nous avions dit non)  pour ces fameux 3 % de déficit sur le dos des plus faibles est vraiment détestable. Cela a été fait depuis des années en Grèce, au Portugal et en Espagne et on en voit aujourd’hui les résultats désastreux.

Notre gouvernement, après la baisse de 5 € sur les APL et l’augmentation de la CSG sur les retraites s’en prend maintenant aux emplois aidés. Admettons qu’ils n’aboutissent pas à un emploi réel et définitif, était-ce une raison pour les supprimer aussi brutalement ? Je vois et j’entends que cela pose de sérieux problèmes partout, à l’école, dans les administrations, dans les associations sportives ou autres…. Beaucoup vont en subir les conséquences.

Ces personnes qui en bénéficiaient étaient d’utilité publique et aidaient grandement les communes et les citoyens et en même temps (comme dirait le Président) se sentaient bien plus dignes qu’en étant au chômage. Elles maintenaient également un lien social qui fait tenir notre société debout.

Il y en a beaucoup qui pleurent aujourd’hui. N’aurait-il pas été plus intelligent de supprimer progressivement ces emplois qui existent depuis trente ans, tout en assurant aux bénéficiaires, une vraie formation puisque soi-disant c’est là que le bât blesse ? Cela aurait laissé le temps à chacun de se retourner et d’envisager un avenir un peu plus radieux.

Mais non, tant pis pour eux et pour leur souffrance, notre Président et son équipe préfèrent tailler dans le vif tout en garantissant aux actionnaires de grandes sociétés toujours plus de profit, sous prétexte qu’elles resteront ainsi sur le territoire et qu’elles développeront l’emploi. Les actions ne seront d’ailleurs pas touchées par l’augmentation de la CSG et il me semble que la loi travail  permettra à ces sociétés, même si elles font des bénéfices, d’aller voir ailleurs plus facilement si les salaires sont encore plus bas !

Au lieu de prendre aux plus pauvres pour donner toujours plus aux  riches, ne serait-il pas plus judicieux de taxer plus fortement, un exemple parmi tant d’autres, tous ces propriétaires de bateaux qui valent des milliers, voire des millions d’euros ? Allez faire un tour tout le long des côtes de France, il y en a tellement qu’ils ne savent plus où les garer !! Est-ce un gadget indispensable pour vivre ? Bien sûr cela fait marcher le commerce mais à force de vouloir toujours plus de croissance, de richesse, on tue tout ce qui fait notre humanité, notre solidarité, notre fraternité.

Oui, je déteste cette politique qui ne sert toujours que l’économie et jamais l’Homme. Je désespère de voir qu’au XXI siècle, on soit encore dans ce concept.

C’était mon coup de gueule du moment. Il se peut que je publie ainsi de temps en temps mais trop déçue par tout ce qui se passe, je ne suis pas vraiment prête à revenir sur les blogs, du moins pour l’instant, désolée !

Au revoir !

En politique, il n’est point de gens plus pressés de marcher que ceux qui ne savent où ils vont.
Citation de 
Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

En politique plus ça change, et plus c’est la même chose !
Citation de 
Alphonse Karr ; Plus ça change, et plus c’est la même chose (1875)

Les Français sont des veaux, disait le Général de Gaulle qui a été mis à toutes les sauces ces derniers temps. Je sens de plus en plus, en effet, que je fais partie du troupeau. Je ferai même une autre comparaison, j’ai également l’impression d’être un mouton que le chien du berger fait passer de force là où le veut son maître.

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Je n’irai pas !

Voilà pourquoi je n’irai pas voter (ou alors blanc) malgré certains de vos appels.  Je n’aurais pas pu mieux dire que celui qui a écrit cela :

« Marine Le Pen et Emmanuel Macron représentent à eux deux 45% des voix. Il y a donc 55% des votants non représentés au second tour. Le FN est une machine à cash, le parti d’extrême droite est une entreprise familiale non cessible et aux idées fascisantes. En 2002, j’avais dû voter Chirac contre Jean-Marie Le Pen.

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A chacun sa vérité politique ?

Elle l’a dit, il l’a fait ! Qui ça ?

Marine Le Pen parle toujours et depuis longtemps de l‘UMPS, et qui le réalise ?

Emmanuel Macron !

Donc, elle n’avait pas tort, n’est-ce pas ? elle ne peut pas avoir tort tout le temps, même si je n’en veux pas de cette blonde (et c’est bien péjoratif de ma part, si si  !)

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