Calvaire des chevaux

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 chevaux de guerre

Je fais des recherches et je vous en fais part. Je ne veux blesser personne en recopiant des sites ou des blogs existants.

Je mets toujours un lien ou bien les références de mes trouvailles.

Aujourd’hui, j’ai lu plein d’histoires tragiques sur l’utilisation des animaux pendant cette terrible guerre et notamment sur les chevaux

qui ont particulièrement souffert, tant et si bien que des mémoriaux ont été érigés en leur honneur, un peu partout.

« 760.000 chevaux sont morts.- La place de l’animal domestique de ferme reste essentielle durant le conflit, la réquisition qui va affecter les campagnes dès le début de la guerre aura d’importantes conséquences sur le quotidien des travaux agricoles dès l’été 1914. Moins de bras avec les jeunes hommes valides qui partent, moins de force de travail avec la réquisition des chevaux, c’est toute l’activité agraire qui s’en trouve désorganisée dès le début du conflit, sur tout le territoire, donc loin de la zone supposée du front.

N’oublions pas que le grand besoin de chevaux est motivé par deux éléments importants : au début de la guerre la force de traction reste encore majoritairement celle des animaux de trait notamment pour la logistique et l’artillerie, d’autre part la cavalerie est aussi au début de la guerre une force combattante qui reste un modèle des armées. En 1914 l’armée française compte encore 89 régiments de cavalerie à cheval dont une partie est composé de chevaux de la race limousine, chevaux de monte en particulier pour les officiers !

Il faudra quelque temps encore avant que les engins motorisés ne s’imposent sur le champ de bataille….

Entre 1914 et 1918 les réquisitions successives vont ponctionner sur le territoire 950.000 chevaux. Globalement en comptant l’importation nécessaire d’équidés, ce sont un peu plus de huit millions de chevaux qui seront engagés dans la guerre. Avant la guerre on connaît précisément le nombre de chevaux, ânes, mulets, c’est l’animal qui alors est l’objet du maximum d’attentions des autorités puisqu’il existe un recensement militaire des équidés organisé par le service de la remonte militaire.

Au moment de la mobilisation, la réquisition a été organisée aussitôt, encadrée par la loi de réquisition du 3 juillet 1877,  dès le début d’août 1914,  par un comité d’achat des armées selon un barème fixé par une circulaire du Ministre de la guerre. Les chevaux achetés sont triés et affectés à des destinations diverses : monte, trait des pièces d’artillerie, trait des véhicules de la logistique, etc. Une batterie d’artilleries nécessitait 225 chevaux !

Les animaux réquisitionnés  sont soumis à une phase d’adaptation et de dressage pour travailler en attelages ou pour subir tout en restant calme, le bruit et l’environnement d’une mise en service d’une batterie d’artillerie.

En principe,  la réquisition ne devait pas priver les fermes et domaines agricole de la totalité des chevaux disponibles. Si en Périgord ou en Auvergne on utilisait peu les chevaux, les grands domaines de la Champagne berrichonne en revanche,  les destinaient aux labours des vastes emblavures des attelages de six chevaux pour tirer les trains de charrues. Mais les Auvergnats ou les Limousins furent largement ponctionnés dans leurs populations d’ânes et de mulets, alors très utilisés pour les transports domestiques sur un réseau de mauvaises routes étroites et de chemins escarpés. En outre on avait gardé en mémoire la qualité des chevaux du Limousin dont des élevages conservaient encore la vivacité.  Dans le Périgord le cheval est en revanche présent pour les déplacements en jardinière ou voiture simple qu’on appelait communément « carriole » et qui était d’usage commun.

La réquisition est très rapide. George Fonsegrive, du village de Saint-Julien-de-Lampon dans le Périgord, dans une correspondance datée du 10 septembre 1914 précise : « C’est le lendemain que doivent déjà se trouver à Bergerac les chevaux et voitures réquisitionnés, que doivent aussi partir les hommes de plus de quarante ans chargés de conduire les chevaux. On y sera. Et la nuit se clôt sur la résolution des hommes, sur la tristesse des mères. »

On connaît bien les rapports de réquisition. A l’instar de celui de la petite ville de  Ruffec (Charentes) qui précise que le 6 août 1914 à 8 heures du matin « chevaux, juments, mules, mulets, classés » sont conduits sur les chemins jusqu’à Ruffec pour être présentés devant « la commission de réquisition ». Trente huit bêtes sont ainsi soumises à l’examen, vingt-quatre sont retenus et leurs propriétaires rémunérés. « Ils ont été emmenés le jour même, les uns affectés au 52ème Régiment d’Artillerie, à Angoulême, les autres au 12ème Escadron du train des équipages, à Limoges. »

Dans la longue liste des réquisition on trouve d’autres animaux comme les pigeons voyageurs des colombiers de Paris ou des colombiers des villes préfectures.

A cela va s’ajouter dans la longue liste des réquisitions agricoles, les produits pour nourrir les chevaux : foin, fourrage sec, avoine, rémoulage. »

(source : http://derdesders.blogs.nouvelobs.com/)

Si vous voulez lire d’autres articles passionnants postés par les membres

de la » Communauté il y  a cent ans »,

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28 réflexions au sujet de « Calvaire des chevaux »

  1. Je me souviens que mon grand-père m’avait dit que son cheval avait été réquisitionné pour l’armée…
    Pauvres bêtes…embarquées dans la folie des hommes.
    Bon et doux weekend CLARA
    A lundi
    Bisous
    timilo

  2. Le grand-père à mon mari lui avait parlé du calvaire de ces chevaux, pendant la grande guerre. Terrible … Quels malheurs les hommes et les bêtes ont enduré pendant toutes ces années. Plus jamais ça !
    Bises Clara.

  3. merci chère Clara pour ce bel article, on ne parle jamais du calvaire des chevaux au cours des guerres, (225 pour une seule batterie d’artillerie, quel gâchis), lors de la dernière guerre en 1939, mon père a vu partir son unique cheval, et outil de travail à la réquisition, nous ne l’avons jamais revu, aucune indemnisation, il a fallut en racheter un autre … oui la guerre n’est pas seulement une horreur pour les hommes, les animaux en ont souffert aussi .. bonne journée chere Clara, bisous

  4. Bonjour ma douce Clara,
    Un très beau billet qui me pince le coeur.
    En 40, c’était le même, le grand-père de mon mari qui était dans la cavalerie, il a dû donner son cheval aux Allemands, il en a eu le coeur brisé, à chaque fois qu’il racontait le départ de Collette, il avait les larmes aux yeux, après toutes ces années.
    C’est bouleversant ces récits, mais intéressants.
    Passe un beau week-end, bisous.

  5. j’ignorais qu’il y avait tant de chevaux morts… bien sur je savais pour la réquisition… les hommes sont fous, avant , maintenant et à venir… en ce moment ils s’en prennent à ce qui est culturel… où allons-nous ???
    merci pour cet article Clara bises et bon WE
    joelle

  6. ce qu’il ne faut pas faire,c’est recopier tout le texte et mettre les mêmes clichés,là on appelle ça du plagiat,mais si tu mets tes propres mots et photos,ce n’est que ta propre création…

  7. C’est une tragédie.
    Très triste. La guerre, c’est déjà dur mais les animaux y sont pour rien. C’est toute une faute de la nature humaine cruelle et avide. A voir seulement ce que les gens continuent à faire avec les animaux maintenant…
    Passe un bon weekend, chère Clara!
    Amicalement, Tatiana

  8. Je n’ose imaginer ce qu’ont dû endurer toutes ces bêtes réquisitionnées … déjà tant de cruauté envers les hommes, j’ai des doutes sur le fait que les animaux aient été bien traités ! (et qu’advenait-il de ceux qui n’étaient pas « bons pour le service » ? … non non, il vaut vraiment mieux ne pas y penser 🙄 )
    Merci Clara pour cet article hors du commun, mais combien intéressant.
    Je te souhaite un bon week-end.
    Bien amicalement à toi.

    • Oui, ces chevaux étaient très très maltraités comment aurait-on pu faire autrement ? ils n’étaient quasiment jamais désarnachés, ni brossés et souffraient de nombreuses plaies. De plus, ils étaient traumatisés par les explosions, les tirs, etc.
      Ces pauvres bêtes et d’autres ont payé un lourd tribu.
      Amicalement.

  9. Bonjour Clara,

    Oui je connaissais cet épisode de la guerre de 14/18 ou l’on réquisitionnait les chevaux et que l’on s’en servait à la guerre;Les agriculteurs ou les gens aisés possédant des chevaux pour les monter ont souffert de se séparer de leurs bêtes.

    J’avais vu il y a quelques mois à la télévision cheval de guerre, c’est un pur sang qui va partir à la guerre de 14/18 cela se passe en Angleterre ….Il est superbe ce film il est de Spielberg.

    J’ai lu la semaine dernière un roman mais qui s’inscrit dans la terre du Morvan , c’est une histoire romancé mais il y a de nombreux passages faisant référence à la guerre. C’est un auteur Bourguignon : Didier Cornaille, le titre c’est Labours d’hiver. Une fois que leurs chevaux ne sont plus là les filles (dont le papa est à la guerre) vont labourer le champs avec les vaches.

    Pour toutes les armées selon mes sources il y a eu 14 millions de chevaux enrôles pendant cette guerre et ils sembleraient qu’il y a eu plus de 10 millions de ces bêtes qui ne sont jamais revenus.
    Vu ici : http://www.horizon14-18.eu/animaux-et-guerre.html

    Merci pour ce sujet fort intéressant et qui permet de faire de nombreuses autres recherches.

    Belle fin de journée et bisous d’EvaJoe

  10. Un très beau film, très émouvant a été tourné au sujet du sort des chevaux en particulier durant la guerre 14-18 justement. « Cheval de guerre » réalisé en 2011, par Steven Spielberg. Je recommande…
    Bises

  11. Bonjour Clara
    c est sur que les agriculteurs devaient maudire quand ont venaient chercher leur chevaux mais qui sont mort pendant cette guerre interminable pour les hommes et chevaux malheureusement cela devait être dur je comprends et le savait pour les chevaux mais sincèrement un article parfait comme toi tu sais les faire je te souhaite un excellent WEB ainsi à ta petite Famille bisous Danielle

  12. Le cheval une aide très précieuse qui s’est trouvé dans le même enfer que les hommes . Tout le travail de la ferme se trouvait désorganisé pendant cette période certains ont remis les bœufs à la traction mais pour d’autres ce furent les femmes qui reprirent la charrue .
    J’ai vu « cheval de guerre » qui décrit vraiment bien l’utilisation jusqu’à la limite de ces animaux qui donnent tout ce qu’ils peuvent , sans pouvoir être relayés. Heureusement dans ce film tout se termine bien pour le cheval mais pour combien d’autres morts .
    Bonne soirée
    Bisous

  13. pourquoi précises-tu cela ? as-tu eu des commentaires/critiques en ce sens ?
    beaucoup de personnes sur les blogs ou ailleurs recopient et prennent les photos sans mettre la source ….mais toi tu es respectueuse des autres donc pas de soucis 😉
    merci de cet article beaucoup d’animaux ont été sacrifiés ….

  14. C’est formidable de nous remémorer ces pages de souffrances des chevaux les petits ânes étaient eux aussi en première ligne ! Merci Clara d’être si fidèle à tous ces souvenirs qui se rattachent à ceux de 14..
    J’espère que tu n’as pas trop souffert des inondations de ces trop plein de neige ! Je t’embrasse très fort

  15. Florence – Testé pour vous
    Bonjour Clara. Je n’ai pas le temps de bien lire, découvrir ton article et je déteste bâcler..alors je reviens très vite, en prenant mon temps…à très vite Clara

  16. Bonjour Clara,
    Un excellent article qu’il était bon de souligner pour ce meilleur ami de l’homme. Comme beaucoup, je savais qu’il y avait eu des réquisitions durant la drôle de guerre mais j’ignorais qu’il y en avait eu autant. Pauvres bêtes, victimes de la folie des hommes…Quand ce dernier apprendra-t-il à réfréner sa folie ? L’humanité, telle que nous la connaissons, mérite-t-elle l’indulgence de l’entité qui nous régit ? faudra-t-il un nouveau Déluge pour que nous méritions à nouveau le statut d’homme ? Je serais presque forcé de le croire…..
    Très bonne journée. Bien amicalement.

  17. Les chevaux ont toujours suivi l’homme et ont autant souffert qu’eux dans toutes les guerres. Aujourd’hui on ne se sert plus d’eux ou rarement et c’est mieux. Bon lundi, bise 😉

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