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La leçon de morale

 

instruction civiqueD’après ce que j’ai lu et entendu, les leçons de morale auraient recommencé chaque jour à l’école, primaire sans doute, car mes petits-enfants qui sont au collège et au lycée ne m’en ont pas parlé.

J’ai farfouillé dans Internet pour retrouver des exemples de leçons qu’on nous enseignait autrefois :

« Bien mal acquis ne profite jamais. »

  » Plus fait douceur que violence. « 

  » L’homme ignorant gagne difficilement sa vie.  » 

 » L’oisiveté est mère de tous les vices.  » 

 » Personne ne croit plus le menteur, même quand il dit la vérité. « 

 » L’alcool, voilà l’ennemi. « 

 » Afin de devenir un homme honnête et un bon citoyen, observe les conseils de la morale.  »

Quand je relis ces quelques phrases (il y en avait en veux-tu en voilà) et que je m’attarde sur chacune d’entre elles, je me demande sur quels exemples vont s’appuyer les enseignants d’aujourd’hui !

De plus, la tenue à l’école faisait partie intégrante de cette morale :

Se mettre en rang, se lever quand l’enseignant rentrait dans la classe, dire bonjour, merci, pardon, faire silence…

L’enseignant vérifiait aussi la propreté des mains, des ongles, des oreilles et l’accoutrement vestimentaire de ses élèves.

La tenue du cahier, l’écriture avaient également une grande importance.

On nous enseignait également l’instruction civique, l’organisation et le respect des institutions, les valeurs de la République (et l’obéissance aussi, il faut bien en convenir), le patriotisme car il fallait bien être prêt pour partir à la guerre, et se sacrifier,  si nécessaire ! C’était être un bon citoyen.

On connaissait ainsi ses droits et ses devoirs. Qui les connaît et les respecte à présent ?

Il faudra sûrement, aux enseignants actuels,  beaucoup de pédagogie pour faire rentrer tout cela dans la tête de nos enfants. Seront-ils marqués à vie comme nous l’étions par ces dogmes qui étaient quand même parfois discutables ? Où se situent les limites d’un tel enseignement ? N’est-ce pas aux familles d’abord d’inculquer des règles élémentaires de vie en société à leurs enfants ?

Une fois encore, tout est brouillé et on ne s’y retrouve pas.

Qu’en pensez-vous ?

 

La rentrée

école autrefois

La rentrée a toujours été un moment particulier pour les enfants mais l’école d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle d’autrefois.

Je suis moi-même rentrée à l’école à quatre ans, en 1954, dans la classe unique d’un petit village qui allait de la maternelle au certificat d’études.

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La vie en 1914

Logo 1914carte de France

La France de 1914 compte 41.6 millions d’habitants (niveau qu’elle ne retrouvera qu’au début des années 50, c’est dire le temps qu’elle mettra à se remettre du conflit qui va éclater et qui va balayer plusieurs générations de jeunes hommes). Cette population est essentiellement rurale. (44% de cette population vit de la terre). Mais une société industrielle émerge et les ouvriers sont environ 5,5 millions.

Depuis 1880, la République est installée et sa devise « Liberté-Egalité-Fraternité » est gravée dans toutes les mairies. Toutefois de grandes disparités subsistent et la vie est rude dans les campagnes et les villes. Une bourgeoisie tend à émerger, venant des gros propriétaires terriens, rentiers et professions libérales, les financiers, banquiers négociants, enrichis par le commerce et le développement du nouveau monde et l’exploitation des colonies sont déjà en haut de la pyramide sociale. Les modes et les goûts se font dans les salons parisiens. Nous allons sortir de ce qui s’appelle « La belle époque ».

La scolarité a été rendue obligatoire par les lois de 1881 et 1882, ce qui fait que la population de la France sait parler le français ce qui n’était pas le cas dans les années 1880. Cette école de la République apprendra à ces générations du début du siècle non seulement à lire et écrire, mais également souvent à parler le français. Elle sera fédératrice dans une société très inégalitaire. On y apprendra à aimer et servir le pays.

Des millions de personnes ont du mal à subsister, que ce soit dans les campagne avec un maigre lopin de terre ou comme journalier dans les grandes exploitations. D’ailleurs l’exode rural commence avant la guerre et nombreux sont les jeunes hommes (1 sur 3 dans certains départements ruraux pauvres) qui ne rentrent pas au pays et vont rejoindre les ouvriers ou la fonction publique .

L’industrie prend son essor (plus de 5 millions d’ouvriers dont près de la moitié dans de grandes entreprises industrielles ou les mines), mais les conditions de travail sont déplorables et des mouvements sociaux sont réprimés dans la violence (1905-1906).

Cette classe ouvrière naissante a peu de droits et ne croit pas en la République!  La guerre qui va venir va les fédérer autour des valeurs de la Patrie et de l’Honneur, valeurs  portées par l’école publique .

Pour l’ouvrier le repos dominical n’est en vigueur que depuis 1906, la journée de travail de 12 heures ( 8 pour les mineurs depuis 1905). De la retraite, on parle mais rien n’est fait.

N’oublions pas non plus que depuis la défaite de 1870, le territoire est amputé de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine. Et cette perte est vécue dans la mémoire collective comme une injustice. Ces colonies sont source de fierté pour la nation, d’enrichissement pour quelques uns, mais aussi permettent d’expatrier des familles qui ne trouvent pas de travail en métropole… Les colonies seront également une source de discorde entre les puissances de l’époque.

L’armée est l’endroit où se retrouve toutes les classes sociales. Si les postes d’officiers sont tenus par l’aristocratie ou les notables, les hommes sont dans un creuset qui contribuera aussi  à l’unité de la France et fera de ces hommes les combattants si courageux dans les mois qui vont venir. Car ces hommes, habitués à vivre chichement, qui travaillent dur sont résistants. C’est ce qui les fera tenir dans des conditions qu’aujourd’hui aucun d’entre nous ne supporterait.

(Source : http://padage.free.fr/)